Très clairement, le conservateur que je suis n'aurait même pas du essayer. Quelle hérésie : des éclairs de toutes les couleurs. Pas de café, pas de chocolat. Bref, des choses, des OPNI (Objets Pâtissiers Non Identifiés). Mais voici 5 ou 6 fois depuis le début de la semaine que je passe devant en sortant de chez mon tailleur et ils sont là à me narguer : des éclairs tout droits sortis d'une dînette pour enfant.

Bon, là encore, Fauchon pâtissier aime les gros prix et les petites portions. Pas grave, c'est mieux pour la ligne.
Premier contact : mignons, ludiques, les couleurs donnent du baume au coeur. C'est certain, je vais pouvoir manger avec plaisir de telles petites choses.
Je croque...une très légère crème acide juste ce qu'il faut sucré, juste ce qu'il faut. Une pâte à chou discrète, divine. Un glaçage qui ne vous rend pas toutes les mains poisseuses pour les siècles des siècles. Divin, je retrouve le goût d'une cerise juteuse et charnu jusqu'à ce qui fait une grande cerise : le goût constant de la verdure de l'arbre.
Passion-rose ? J'ai une petite appréhension après ce délice cerisé. Et non ! Un équilibre parfait. C'est excellent : la rose vient compenser l'acidité naturelle du fruit de la passion et, inversement, ce dernier ôte le côté parfois écoeurant de la rose.
Voilà qui est divin et que je recommande très fortement.
Maintenant, que va proposer Fauchon ? Et s'ils s'essayaient à ce summum - selon moi - des petits gâteaux de 4 heures : le financier.

